Évolution dans le temps

Années 1980-90

Jocelyne et Jean Luc Chanier font construire une maison sur deux niveaux à Koutio et y aménageons le jardin. Compte-tenu de la topographie, trois niveaux de terrain sont aménagés.

Le premier niveau côté route, accueille la maison et la piscine (1997), le second comporte le garage pour deux voitures, une chambre de passage ainsi que la première miellerie (1988- 2008) et également un appartement et deux studios aménagés pour la location (1987-2004) puis transformés en gîtes (de 2004 à ce jour).

Le dernier niveau est réservé aux arbres fruitiers et à une demi-douzaine de ruches pour produire du miel.

D’autres endroits autour de Koutio recevront des ruches avant l’urbanisation. Nous avons pu dénombrer jusqu’à cinq ruchers (près de la savexpress, 2 km, sur les collines près de la maison, ainsi que près de la poste de Koutio). Toutes ces zones sont désormais occupées par des habitations. 

Depuis 2002, les ruchers ont tous été déménagés vers des lieux plus propices. A cette époque, le miel est principalement conditionné dans des bouteilles de whisky Johnny Walker, récupérées dans des hôtels et bars puis nettoyées avant de les réutiliser. De plus, il fallait enlever les étiquettes. Notre fille Caroline a longtemps fait cette tâche pour son argent de poche, et parfois, il y en avait vraiment beaucoup.

2003

En 2003, le chiffre d’affaire était en progression grâce à un réajustement des prix de vente de l’ensemble des produits, miel, pollen et miel en section de cire.

Les travaux de fondation pour la construction de la nouvelle miellerie ont commencé le 15 avril 2003 sur le Domaine d’Erambere situé route de la Nondoué à Dumbéa.

Ces derniers ont été arrêtés à cause des pluies d’avril. De nouvelles priorités sont apparues, nous avons construit une petite maison.

Une petite production avicole a été développée afin de diversifier et mieux rentabiliser l’ensemble.

2004

Récolte de miel

La récolte de Miel de la première partie de l’année 2004 est excellente. De sorte qu’à la fin du mois d’avril, les cuves contiennent déjà plus de miel que tout ce qui fut produit en 2003. Oubliés les dégâts du cyclone Erica !

Incendie

Cette année fut marquée par l’incendie du 25 décembre 2004, qui a ravagé 15 ha de la propriété. Les photos des dégâts sont d’une tristesse qu’on ne tient pas à vous les faire partager.

Après le feu repousse une végétation de graminées sans grand intérêt pour les abeilles. L’incendie a également couru sur des centaines d’hectares en dehors des limites de la propriété. C’est donc la quasi-totalité des 15 ruchers qui peinent à trouver de la nourriture.

En fin d’année après la fin du cycle « el niño » (période d’une année de sécheresse – petit el niño), nous avons pris la décision de ne pas faire de récolte en fin d’année 2004, dans le but de laisser aux ruches des réserves suffisantes pour passer la période de disette.      

Reboisement

A la suite de ce feu qui a détruit beaucoup de végétation sur son passage, nous avons organisé un plan de reboisement sur trois ans, débutant en 2005.

Deux sortes de reboisement ont été choisis : des essences de bois comme le cerisier bleu, tamanou et kaori autour de la forêt et le pin des caraïbes dans les parties où les sols sont les plus dégradés par l’érosion.

Au mois de mars, avec l’aide d’un ouvrier pour le nettoyage de la surface, un essai a été fait avec 250 pinus acheté chez Mathilde Ugolini de Bourail.

Mathilde Ugolini

Compte tenu de la topographie montagneuse, le nettoyage est fait au sabre d’abattis. Les conclusions font apparaître qu’une équipe mixte (nettoyage – plantation) de quatre personnes doit être mise en place.

La grande inconnue était de savoir combien de temps serait nécessaire pour faire la première tranche et où se procurer les plants d’arbres.

Aidé par un kit forestier (250 plants) et d’un kit pinus (500 plants) provenant de la Province Sud, ainsi que des conseils techniques, j’ai pu démarrer mon plan de reboisement.

Au total c’est 1000 pinus et 750 arbres de forêts qui ont été mis en place, sur une période de trois mois allant de juin à fin août.

Il apparaît maintenant qu’il va falloir protéger des cerfs la propriété, car ces derniers abîment les kaoris, les pinus ainsi que les arocarias.

2005

Apiculture

En mars 2005 au début de la récolte, il restait encore deux cuves pleines de 500 kilos de miel. Après une baisse de la bouteille d’un kilo de 1300 CFP (10,80 €) à 1000 CFP (8,30 €) et une réintroduction d’une partie des produits dans l’hyper Carrefour, les ventes sont très bien reparties.

La récolte de la première partie de l’année 2005 est excellente.

Récompenses reçues à la foire de Bourail au mois d’août :

  • 1er prix miel de Niaouli
  • 1er prix en miel de Forêt
  • 2ème prix en miel toutes Fleurs

Autres activités de la propriété

L’activité avicole : trois bans de 150 poulets fermiers et poulets de chairs ont donné de bons résultats. La distribution a été faite par un réseau d’amis et connaissance.

Les bâtiments : à la maison, une nouvelle cuisine de 16 m2a été ajoutée.

Cuisine pour les gîtes est terminée

2006

En 2006, 8 tonnes de miel sont produites par l’exploitation.

La rénovation de la miellerie est la bienvenue, ainsi que le nouveau matériel.

Jean Luc CHANIER décide de participer au concours Général Agricole de Paris en catégorie Miel tropical foncé. C’est avec satisfaction qu’il reçoit le seul prix accordé dans cette catégorie. Une remise de prix est organisée le 16 juin 2006, par le Président de la chambre d’agriculture de Nouvelle Calédonie.

Récompenses reçues à la foire de Bourail au mois d’août :

  • 1er prix en Miel de Forêt
  • 3ème prix en Miel toutes Fleurs
  • 3ème prix en Miel de Niaouli

Sur le site de Koutio, la miellerie qui avait été construite en 1991, est agrandie de 1/3 et refaite en gris/blanc et liseré bleu. Un matériel neuf vient compléter celui déjà présent.

2007

Reboisement

La dernière campagne de plantation a débuté en mars 2007 et doit durer dix semaines. Des lots de 500 plants de pinus des caraïbes sont achetés à Bourail. De tout évidence, d’autres plants sont mis en place. En particulier des cerisiers de Panama pour leurs fleurs, ainsi que des eucalyptus dont les abeilles sont friandes. Etant donné que les parcelles sont moins accidentées, l’équipe se compose de 4 personnes cette année.

Grâce au reboisement, l’ensemble de la propriété commence à changer de physionomie. Des chemins pédestres sont aussi tracés.

De façon à lutter contre les dégâts faits par les cerfs sur les plantations, une barrière anti-cerfs et anti-chiens est implantée sur plus de deux kilomètres. Du fait de son coût élevé, l’ordre des travaux prévus est modifié.

Bâtiments

Le deuxième dock est fini et reçoit petit à petit le matériel apicole, l’atelier et les autres outils. Dans le courant de l’année, il doit être installé un groupe électrogène et une ligne électrique de liaison entre les deux plates-formes.

Ce groupe électrogène doit par la suite devenir un groupe de secours car il est envisagé d’installer une importante unité solaire (Accu stat 02V 915 Ah), suffisante pour une maison d’habitation, la miellerie et ce qui y est autour.

Une structure de charpente métallique est achetée à un voisin dans le but d’implanter la miellerie juxtaposée au dock.

Concours

Au mois de mars 2007, j’étais à la foire agricole de Paris où j’ai vu primé mes miels par deux médailles :

  • Une médaille d’or pour le Miel Tropical foncé.
  • Une médaille d’argent, la seule accordée, dans la catégorie Miel Tropical clair

Cette remise de prix s’est faite à la chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie.

Apiculture

L’année 2007 a été marquée par une très bonne production de miel : les 12 tonnes sont dépassées.

Néanmoins, ce qui est vrai pour la ferme, l’est aussi pour les autres producteurs. De ce fait, il a fallu réajuster les prix. Trois baisses ont été nécessaires : tout d’abord en mai, puis en octobre et enfin en décembre. En définitive, la moyenne du prix/kg est passée de 1550 CFP (13 €) à 1200 CFP (10 €), tout emballage confondu.

2008

Les travaux de la nouvelle miellerie avancent doucement. L’idéal est qu’elle puisse être opérationnelle pour la prochaine saison apicole en septembre.

Pour la première année, plus de 80 essaims sur cadres ont été vendus.

Plantation

Cette année, la priorité est à l’entretien des plantations des campagnes précédentes, mais aussi à la plantation de Pinus et de diverses essences en fonction du terrain. La dernière campagne de reboisement commencera en mai pour 5 mois.

Deux des trois kilomètres de la barrière anti-cerfs ont été mis en place, dans la mesure où la totalité n’est pas terminée, les cerfs passent par les ouvertures restantes et font beaucoup de dégâts dans les plantations.

Formation

Plusieurs apiculteurs sont venus suivre un stage en entreprise, conduit par Jean Luc Chanier pour parfaire leurs connaissances.

Ils ont pu ainsi découvrir comment la récolte est faite au moyen de caisses de récoltes, utiliser une machine à désoperculer ainsi qu’un extracteur électrique avec inverseur. Ces outils permettent un gain de temps important et facilitent les manipulations lorsqu’on a beaucoup de cadres à traiter en même temps.

Ensuite, ils ont aussi appris à monter des cadres en bois, mettre des fils et coller la plaque de cire.

Enfin, ils ont vu comment se déroule le conditionnement du miel, l’étiquetage, le remplissage, la facturation et la livraison.

2009

Apiculture

La nouvelle miellerie est opérationnelle depuis août 2009. Les travaux sont partiellement finis, c’est-à-dire que le dock de déchargement et la salle d’extraction sont finis et peuvent être utilisés. Il reste les finitions de la salle de conditionnement, de la salle de stockage et du bloc sanitaire.

Il faut souligner qu’après les réajustements des prix de fin 2007, les ventes de produits apicoles ont été très bonnes.

En revanche, le gros problème de cette année apicole a été les ratages des élevages de reines d’abeilles. En effet, les pluies sans interruption de septembre à mars n’ont pas permis une bonne fécondation de ces dernières. Par conséquent, un grand nombre de reines vierges, se sont mises à pondre sans avoir été fécondées. 

Le Le renouvellement des pertes de ruches de la saison fraiche et des divers accidents, ce qui est normal dans l’exploitation du rucher, n’a pas pu se faire du fait de l’absence de reines de qualité. D’où un effondrement du nombre de ruches, descendu de 450 à 290 et par voie de conséquence, une perte de production. Seuls les stocks de miel ont permis de ne pas avoir de rupture dans les livraisons de produit dans les magasins.

Nous recevons toujours pour l’activité apicole des stagiaires sur une durée d’une semaine. Ils en repartent toujours très satisfaits.

Plantation

L’année 2009 a été la dernière année de grande plantation de pins des caraïbes. L’ensemble de la propriété est désormais végétalisé. A tel point que cela devient difficile de trouver un endroit pour placer d’autres arbres, tels que les quelques kapokiers ou baobabs que l’on souhaite avoir sur le terrain. Ces arbres ont toutefois trouvé une place.

Pinus âgés de 4 ans

La pose de la barrière anti-cerfs est enfin terminée. L’ensemble est efficace.

Les sentiers sur les différentes parties reboisées se montent à une longueur d’environ 3 km. Néanmoins, quelques parties escarpées sont encore à travailler sur ces sentiers pour les piétons et les ânes.

2010

Apiculture

L’année 2010 renoue avec des récoltes plus conformes avec les volumes des bonnes années, comme 2007. La qualité des miels est aussi au rendez-vous.

Depuis août 2009, l’ensemble du bâtiment « miellerie » est terminé. Il faut souligner que l’agrément d’hygiène a été plus compliqué à obtenir à cause de l’eau. En effet, l’eau ne venant pas d’un réseau commun municipal, il a fallu faire faire des analyses très poussées.

L’ensemble a été opérationnel pour toute l’année apicole 2009/2010, de septembre à mai (mois de repos – saison fraîche- mai/septembre). Nous envisageons de faire un nouveau forage pour résoudre les besoins en eau. Par conséquent, de lourds travaux d’ouverture de chemin et d’aménagement sont à prévoir.

En 2010, la miellerie est équipée d’un châssis qui reçoit le manège de 42 cadres, la désoperculette et le grand bac décanteur. L’ensemble est sur roues et les branchements électriques sont embarqués sur le châssis. Il est indéniable que cela améliore notre confort de travail.

Pour le traitement des cires, celles-ci sont récupérées sous la désoperculette dans des paniers pour égouttage. Par la suite, une fois égouttées, elles vont dans le cérificateur solaire et fondent en pain de 12 kg.

Nous réalisons environ 2000 plaques de cire dont la moitié est mise en vente.  Elles sont vendues 1000 CFP les 10 plaques.

Concours

Notre miel est de nouveau récompensé à la Foire agricole de Paris :

  • Médaille d’argent, la seule accordée, dans la catégorie Miel Tropical clair

Plantation

Nous réalisons environ 2000 plaques de cire dont la moitié est mise en vente.  Elles sont vendues 1000 CFP les 10 plaques.

Pinus âgés de 3 ans

Les plantations les plus anciennes sont nettoyées, les branches les plus basses sont coupées, pour éviter des nœuds trop visibles lors des coupes, mais aussi pour éviter qu’un feu malencontreux puisse, s’il court au sol, gagner les parties supérieures !

Travaux

Dans l’optique du nouveau forage, de gros travaux de terrassement sont faits dans une partie de la propriété n’ayant jamais été travaillée. Une route d’accès et une plate-forme sont réalisées sur un lieu très accidenté. La revégétalisation est réalisée aussitôt le terrassement fini.

Vanille

Les essais se poursuivent et les résultats deviennent corrects. Les problèmes de séchage trouvent leurs solutions. Les premières ventes vont désormais pouvoir être envisagées.

Plantation de vanille


2011

L’année 2011 est une très bonne année pour les productions apicoles : plus de 12 tonnes de miel récoltées !

Un nouvel extracteur Thomas apiculture est installé en remplacement des deux extracteurs Thomas de 6 cadres. Ces extracteurs alimentés par des moteurs électriques non automatiques permettaient de traiter 12 cadres. A ce jour, le nouvel extracteur est un 16 cadres réversibles totalement automatique programmable.

Pour le faire entrer dans la miellerie, la porte qui relie le quai de déchargement à la salle d’extraction est élargie en une porte deux battants. Nous en profitons également pour faire percer une porte latérale qui évite ainsi d’ouvrir le rideau de la grande ouverture. Jean-Luc y gagne donc en temps de traitement des cadres plein de miel.

En septembre 2011, nous achetons sur pieds un certain nombre d’araucaria pour être découpés puis traités « H4 » dans le but de pouvoir réaliser des travaux.

Pour la miellerie, les travaux et le changement de matériel sont finis.

2012

Apiculture

La cire est traitée depuis plusieurs années dans l’exploitation. Une grande partie est vendue à des apiculteurs et divers artisans. En résumé, c’est une activité qui perdure.

Plantation

Il faut reconnaître que c’est une affaire qui tourne. Il convient d’attendre que le temps fasse son œuvre pour que les arbres grandissent et grossissent. Une partie est en voie d’être clôturée pour remplacer le nettoyage avec les débroussailleuses par des animaux. Le choix n’est pas encore arrêté entre des ânes ou des bovins, peut-être les deux. Nous avons encore quelques mois pour réfléchir, car il est nécessaire de faire un abri pour les animaux.

Un broyeur qui fait des chips de bois est introduit dans le matériel de la Ferme d’Erambéré. Nous traitons tous les bois de nettoyage. D’une manière générale, ces chips de bois servent pour les litières des poules et poulets fermiers. Au début de leur cycle de décomposition, une partie est également utilisée pour le paillage des pieds de vanille.

Élevages

Il n’y a pas eu de changement notoire pour les bans de poulets. Les attaques des chiens, en règle générale, ceux des voisins sont le fléau qui limite les expansions.

Travaux

Cela a été le gros morceau des 2 dernières années et sera aussi celui des 2 ans avenir (2011 à 2014).

Une boulangerie est en construction, réalisée par le maçon maison. Les travaux vont lentement car Jean Barth Mahé, toujours amoureux de son travail, est âgé de 72 ans. Le four à pain qui doit aller à l’intérieur est ici depuis une bonne année. C’est mon frère Francis qui me l’a expédié.

Une structure de poteaux et longrine est en cours de construction pour recevoir un bungalow de 6 mètres sur 5 mètres avec un balcon de 6 mètres sur 2 mètres.

L’ensemble est en bordure d’un petit canyon. Une baie Windows est prévue du côté du vide, si techniquement les travaux sont possibles en interne. 

Le dock qui est le plus ancien bâtiment va changer de destination. Dans un premier temps, il va recevoir l’ensemble des panneaux solaires sur son toit, soit une vingtaine d’éléments. Il doit être vidé de son contenu qui est essentiellement des bois de 5×10 en cour de séchage.

Le dock avant qu’il ne soit transformé

La réalisation d’un trottoir de 2 à 3 mètres est entreprise, selon les endroits autour des bâtiments suivants : miellerie, atelier, dock de stockage et les trois chambres du bas. Ce trottoir permet la circulation des personnes plus facilement mais surtout le transport des palettes avec un transpalette. De plus, il permet de bien respecter le circuit de la marche en avant pour la miellerie.

Capacité électrique

A partir du mois d’avril 2012, une nouvelle installation électrique à base de panneaux solaires est mise en place. 16 unités de dernières générations sont ajoutées aux 6 existants et doivent améliorer notre autonomie énergétique. Cette nouvelle capacité a été prévue pour le pompage dans le forage d’eau, réalisé en 2011.